Archive de la catégorie Maffre

Itinéraire d’un joueur…

…trop gaté? Que pensez-vous de ceci : Download et installation de Steam (35 mns), download de la mise à jour de Steam et installation (15 mns), achat d’un jeu (5 mns), download du jeu sur les serveurs de Steam visiblement bien empruntés (8 heures!), installation du jeu et mise à jour de DirectX ( …! 10 mns), lancement du jeu et création d’un compte Windows Live (10 mns), update de Windows Live (25 mns), update du jeu (45 mns), sans parler du temps de reboot entre les phases, sortir de Steam, tenter de se reloguer, etc. Bref, pour jouer à Bioshock 2 depuis Steam, c’est 10 heures…. belle plateforme. Bravo. A l’heure du Cloud et du tout-dématérialisé, vous êtes bien en avance sur votre techno, les gars. C’est pas comme si j’avais un petit vendeur de jeux qui fait de l’occaze au bout de ma rue. Ca m’apprendra…

Quelle honte !

Ha, les joies des cadeaux sous le sapin, les yeux émerveillés des enfants…et leur déception aussi, lorsque j’ai tenté de lancer le Bluray d’Avatar-versionlongue-hypermégaquidéchire-avecdessuperbonus. Ben oui, comme beaucoup d’amateurs du film (et possédant déjà la version DVD, hein, je joue le jeu tout de même…), je me suis retrouvé stoppé dans mon divertissement par…par…par le système anti-piratage. Oui, c’est cette grosse merde de codage particulier qui bloque la lecture de ce film sur environ 30 % des lecteurs. Bravo. Et non, je ne vais pas donner des arguments pro-piratage à ceux qui, de toute façons, n’en ont pas besoin. Non. Bien que là, en l’occurrence, ce n’est pas l’envie qui me manque. Non. Donc, je reste pendu au bon vouloir de Philips en ce qui concerne une éventuelle mise à jour du firmware de mon lecteur bluray….Je récapitule : j’ai la version DVD du film et j’achète la version collector Bluray, mais je ne peux pas voir le film, car, houlalalalala,  je pourrais le pirater…Alors que certains logiciels, gratuits et dispos sur le net sont déjà en mesure de péter la protection incriminée…. Messieurs les marketteux des majors du film, je souhaite que vous creviez la gueule ouverte dans vos propres dollars. Quand vous en aurez marre de donner des arguments aux pirates….Estimez vous heureux que je ne possède pas de lecteurs bluray sur mon pc….

Ca sent le sapin…

…ben oui, solstice d’hiver, neige, glinggling, traineaux en vitrine, gosses qui mouchent…C’est Noël, nom de Dieu ! Alors, comme c’est bientôt les vacances et le repos de fin d’année (bienvenu, le repos,  pour mes petits nerfs mis à rude épreuve ces derniers temps), je me permets, avec un poil d’avance, de vous souhaiter de bonnes fêtes de fin d’année et un joyeux noël.

Puissiez-vous rester coincés dans les aérogares surchargées, dans les trains gelés en pleine cambrouse, sur une nationale prise par la neige. Ou alors, vous pourriez-vous vous étouffer avec le foie gras périmé de tata Gertronde ? Une bonne indigestion toxique d’huitre pas fraiches ? Une fracture en voulant faire le con dans la poudreuse?

Non, parceque la loose, ca serait bien que ça tombe pas sur moi, cette fois-ci. Merci de bien vouloir prendre votre part. Faut assumer.

Allez, parce que je suis pas revanchard, je retire tout ce que je viens de dire et vous souhaite le meilleur des Noël !

boba-fett-christmas-ornament

Et parce que ce n’est pas encore tout à fait suffisant,…

Oui, parce que la maffre, chez moi, ça se cultive sur le long terme, c’est une course de marathonien, c’est de la transat en solitaire, un périple au long-court, hier, en rentrant d’une semaine de formation quasi aphone et grippé, je ne suis plus qu’a 10 mns de chez moi, quand paf, un crétin de landais est venu occuper le même espace-temps que moi sur la rocade toulousaine…. Ma bagnole, qui n’a pas encore 2000 kms, se pare déjà d’une jolie balafre à l’arrière. Remarquez, balafre, ça rime bien avec maffre.

Du coup, je crée une nouvelle catégorie sur ce blog. Maffre, of course.

J’en ai marre de ce mois de décembre, déjà. Vivement 2011.

Et comme si cela ne suffisait pas….

…je donne ma formation à Aix en Provence avec une crève carabinée, une extinction de voix et un peu de fièvre. Vivement que cet épisode de maffre se termine, tout de même. Ca pourrait être pire, je veux dire que mon XPS aurait pu encore se faire la valise….

loose man once again.

Cette série de loose, il faut que je vous en fasse profiter. C’est un peu mon bâton de maréchal, mon master, mon oscar de la loose, un aboutissement, une finalité que chacun espère un jour approcher sans toutefois pouvoir rejoindre :

Vendredi, le Kremlin-Bicêtre (déjà…), bon, dernière après-midi de formation NOVA, déjà un peu la tête en week-end, l’idée de me reposer au coin de ma cheminée avec un single malt de 12 ans dans la main…Quand soudain, des bourrasques de neige collante…Ouups, Angoisse. Bref, je termine la formation avec une vieille appréhension en arrière-plan. 17 h00, le taxi m’emmène pour Orly (10 mns en temps normal), mais avec le trafic du départ en week-end et la neige, qui s’abat en tornade, je mets 45 minutes pour rallier l’aéroport. C’est la première fois que je vois la neige tomber, avec les éclairs et l’orage en même temps… étrange.

Comme je prends la navette, je choisis d’anticiper mon vol, et je choisis celui de 18h20, au lieu de celui de 19h30. Je passe le poste de sécurité avec brio et je m’installe dans la zone d’embarquement. La neige vient de s’arrêter de tomber, je suis relax. Quand tout à coup, le tableau des vols s’emballe et annonce une bonne dizaine de vols retardés…oooopps…

Ok, un avion d’une quelconque compagnie low-cost espagnole vient de se sortir de la piste à l’atterrissage, la piste est bloquée. Et comme à Orly, il n’y a que deux pistes…10 mns plus tard, les hôtesse d’Air France nous annonce que l’aéroport est fermé et que tous les vols sont annulés…Haaaaaa, mais c’est pas possible. Bref, le comptoir d’Air France est pris d’assaut par mille personnes. On nous demande de bien vouloir quitter la zone d’embarquement et de nous rendre aux comptoirs dans la zone de check-in pour nous renseigner.

OK. Une heure d’attente au comptoir, pour m’entendre dire que non, mon vol n’est pas annulé, qu’il est repoussé à 21h45 et que je dois attendre dans la zone d’embarquement. Ok madame. Re-check (avec retirage de pompes, ressortage du PC, remontrage de la brosse à dent et tout le bordel). Ceci dit, comme la zone d’embarquement est pleine, on me fais attendre 45 mns à nouveau entre les portes séparant le boarding  du check-in…. Une fois parvenu (à nouveau) dans la zone d’embarquement, je me rends à un comptoir et demande que l’on me confirme l’heure de mon vol. Mais monsieur, votre vol est annulé, et il n’y en aura pas de remplacement….HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA. Je vous passe les mots doux échangées avec la jeune personne.

Cela aurait pu s’arrêter là. Hôtel, retour à Orly le lendemain et voilà. mais non, je voulais rentrer chez moi. Donc, je me précipite vers les loueurs de voiture et prends la dernière charrette disponible chez Sixt. Allez, va pour une 308, un GPS et roule pour 700 kms. Au moment où je commence à rouler, le GPS commence à m’invectiver en …. allemand…haa, le bordel, intégral. Bref, tout à la conduite sur une chaussée enneigée, et en tachant de déchiffrer ce que me dit le GPS, je finis par me paumer complètement. Et la bagnole qui se remplit de buée, je n’y vois plus rien. Obligé de stopper pour tenter de trouver le menu de langage, désembuer la poubelle, se calmer.

Ceci aurait pu s’arrêter là, mais que nenni. Je finis par reprendre la route et trouver l’A20, la neige tombe doucement, ça va. Mais à Orléans, la neige commence à tomber méchamment et se transforme en tempête à Limoges. On commence à ne plus voir la chaussée, ça glisse beaucoup et l’allure descend jusqu’à 40 km/h. Du coté de Cahors, un van s’est mis en travers dans une côte et m’oblige à m’arrêter. Une fois dégagé, je tente de repartir, mais ça patine, ca part en travers… Au bout de 15 mns d’efforts, de jurons et de roues qui glissent, je parviens à relancer la bagnole, tout ceci pour me retrouver tout seul, sous le déluge de flocons, la route illisible, le compteur bloqué à 45 km/h. Pas une déneigeuse, pas un gramme de sel par terre….beau bordel la France.

Je suis arrivé finalement à la maison vers 8 heures de matin, la neige sur mon sillage. 11 heures de route sous un blizzard de neige, vanné, littéralement vidé par la concentration requise.

Si ça c’est pas de la maffre atomique, je ne m’y connais pas. Surtout lorsque l’on sait que mon vol initial (19h30) lui, il est bien parti.

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