Pauvre Alice
Moui. Moi, perso, j’aime bien Tim Burton. Pas tout, mais en général, la sortie d’un Burton me donne envie d’aller au cinéma, quitte à supporter le bouffeur de popcorn et le surflotteur de Coca (oui, quand l’intéressé fait slurf-slurf avec sa paille). Dans cet état d’esprit, je me suis rendu à mon dealer d’image favori et est pris place dans mes lunettes 3D. Bon, tout d’abord, les images sont d’une qualité exceptionnelle, la photographie est digne de l’imaginaire de Tim Burton. C’est tout simplement un enchantement graphique, les tons, les couleurs, la 3D, … tout est super bien senti, équilibré, intégré. là, c’est magique.
Il n’en va pas de même pour l’histoire, malheureusement. Insipide, molle, bâclée, on n’a à aucun moment l’impression de faire partie de l’histoire, de se sentir impliqué. J’ai traversé le film sans ressentir la moindre émotion, le moindre petit frisson. Ni en bien, ni en mal. J’ai surtout eu la méchante sensation de faire partie d’un rêve ne m’appartenant pas, avec la furieuse envie que cela se termine afin de pouvoir vaquer à mes occupations.
Bon, raté. On va le ranger du coté des ratages de Burton (avec la planète des singes et Batman). Reste le chat, qui est le seul personnage un tant soit peu charismatique et la qualité évidente de la photographie de l’ensemble. Dommage que l’on assiste à un slide-show plutôt qu’à un film.