Formule 1

A l’approche de la nouvelle saison de F1, quelques chiffres, en gros : Une F1, c’est +/- 800 chevaux pour 600 kg (avec le pilote), c’est un petit moteur de 2,4 litres sans suralimentation, sous forme de V8, capable de tourner à plus de 18 000 tours (et encore, parce qu’ils sont bridés). Une F1 est capable, selon la pignonerie et le temps qu’il fait, d’atteindre la vitesse respectable de 370 km/h. Pour un 0 à 100 atteint en moins de 2 secondes (0 à 200 en moins de 4, ce qui signifie qu’entre 0 et 200, la poussée est continue et équivalente à 5 g).

Mais le pire reste à venir. Un pilote qui ne fait que lever le pied de l’accélérateur subit automatiquement une force d’1 g négatif. S’il pile, c’est 6 g négatifs. 300 à 0 km/h en 3,5 secondes !  100 à 0 km/h en 17 mètres (sur votre voiture, on doit être au mieux à 40 m) !!

Niveau conso, une F1 engloutit copieusement 75 litres aux cent. Le premier grand Prix à lieu à Bahrain, sur 49 tours de 6.2 kms. Ce qui signifie qu’une F1 va consommer (juste pendant la course, on parle même pas des essais) 230 litres de super sans plomb. Il y a 24 voitures engagées en saison régulière, soit 5520 litres avalés et recrachés sous forme de gaz en moins d’une heure et demi. Ce qui fait relativement peu, si on le compare à ce que vont dépenser les 200 000 personnes qui vont se rendre jusqu’au circuit avec leur propre véhicules.

16 titres pour Ferrari, 9 pour Williams, 8 pour Mc Laren. Un Grand Prix, c’est environ 200 000 spectateurs sur site pour environ 80 millions de téléspectateurs (54 milliards cumulés sur la saison 2002). Pour un revenu total à l’année de 4.5 milliards d’euros (450 millions de dollars de revenus télé soit 10%).

Le budget cumulé des écuries est d’environ 2,5 milliards d’euros. 500 millions pour une écurie de pointe. Un top pilote est payé +/- 30 millions d’euros par saison.

Tout ça pour battre Schumacher…

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